Sahaza Marline R.

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Opinions

L’âge des prompts est l’âge de la responsabilité

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On parle beaucoup de ce que l’intelligence artificielle est capable de faire. Générer des images bluffantes, imiter des styles légendaires, créer du contenu à la chaîne. Certains applaudissent, d’autres s’inquiètent. Mais au fond, la vraie question est ailleurs :

Quand l’IA peut tout générer, qui porte la responsabilité ?

Car l’IA n’a ni conscience, ni morale. Elle ne sait pas ce qu’est le plagiat, l’hommage ou l’éthique. Elle ne fait que suivre des instructions. Elle exécute.

Et ces instructions viennent d’un humain. Toi, moi, nous.

Dans cet article sur la protection du style artistique, je posais la question : peut-on vraiment protéger une manière de créer ? Et si ce n’est pas possible légalement, est-ce au moins possible moralement ? La réponse, elle se dessine ici : dans notre usage, notre posture, notre intégrité.

Le prompt est le nouvel acte créatif

À mesure que les IA deviennent plus puissantes, le rôle du créateur évolue. On ne tient plus un pinceau ou un appareil photo, mais un prompt. On ne compose plus directement, on oriente, on déclenche, on filtre.

Le prompt engineer, l’utilisateur d’IA, devient le chef d’orchestre. Et comme tout chef, il assume une part de création, mais aussi une part de responsabilité.

Ce que tu choisis de générer, c’est ton choix. Ton reflet.

  • Tu veux du style Ghibli pour apprendre et t’inspirer ? Très bien.
  • Tu veux en faire un business en vendant des visuels sans jamais citer tes inspirations ? C’est un choix aussi, mais il t’appartient.

Dans mon article sur ChatGPT et le style Ghibli, je montrais comment un outil puissant peut, sans garde-fous, devenir une machine à malentendus. Non pas parce qu’il est mauvais en soi, mais parce qu’il est entre de mauvaises mains — ou dans de mauvaises intentions.

À mesure que l’IA devient capable de TOUT générer, il n’y a plus d’excuse. Le pouvoir de créer à grande échelle s’accompagne d’un nouveau contrat moral : être responsable de ce qu’on choisit de créer.

Ce n’est plus une question d’outils

Que tu crées avec un pinceau, une tablette ou une IA, ce qui compte c’est l’intention. Ton regard. Ton respect de ceux qui t’inspirent. Et la façon dont tu choisis de faire exister ton œuvre dans le monde.

Ce n’est plus l’âge des artistes contre les machines.

C’est l’âge des prompts. Et donc, l’âge de la responsabilité.

Zosahaza Marline R.

À propos de l'auteur

Référent expert en numérique, mentor engagé et explorateur d’idées utiles. J’écris pour celles et ceux qui veulent comprendre, créer, et transformer.

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